TRA – Etape 4 : Fiambala – Antofagasta – 18 avril 2015

Trophée Roses des Andes

Étape 4 – 18 avril 2015

Fiambala – Antofagasta

  • Le mot de l’organisation

L’étape du jour, dernière avant le Marathon qui clôturera la 2nde édition, n’a pas ménagé les concurrentes.

A l’arrivée au bivouac ce soir, les participantes arrivent épuisées et enchaînent douche, dîner et coucher. Quelques-unes trouvent la force et surtout les mots pour raconter leur journée.

« Nous avons eu beaucoup d’appréhension » confie Marie (eq105) au sujet de la montée à flanc de montagne. Avant de poursuivre « mais ma pilote a assuré ! ». Les adjectifs parlent d’eux-mêmes : sublime, superbe, hallucinant et finalement, indescriptible ! Cette spéciale a offert aux équipages une nouvelle opportunité de pratiquer pilotage et navigation sur différents terrains, et cela, dans un cadre exceptionnel.

Un cadre ?

En réalité, les Roses sont passées de tableaux en tableaux, alternant montée rocailleuse vertigineuse, salars verts, ocres et bleus – longés ou même traversés pour les plus petits – passage au cœur du volcan Blanco, roulage sur plateaux désertiques, aux abords de champs de pierres volcaniques, et le fameux Rio, grandiose, qu’elles auront franchi 90 fois ! Finalement, la beauté des paysages, couplée à la longueur de l’étape, ont rendu celle-ci plus complexe.

Il fallait rester concentrées et ne pas perdre l’objectif : coller au roadbook et dès que possible, gagner quelques kilomètres. Mais comment ne pas se perdre à admirer ce qui les entourait ? L’émotion les a parfois submergées.

L’altitude y est-elle pour quelque chose ? Point culminant de l’étape à 4200m et ce soir bivouac à 3323m. Nous le vérifierons demain, car les Roses vont continuer de monter pour atteindre les 4300m à certains PK (points kilométriques) lors de l’étape Marathon qui les conduira lundi soir jusqu’à Salta.

 

  • Les infos à retenir

    • 233 km, uniquement de spéciale
    • Temps estimé : entre 7 et 9 heures
    • Départ à partir de 8 heures
    • Une rivière à croiser près de … 90 fois et une nuit à 3300m.

  • Le profil

La première partie de cette étape va « trancher » avec ce que les participantes ont pu connaitre ces derniers jours. D’abord avec l’entrée dans des gorges  qui va les amener à traverser une rivière près de 90 fois. Un secteur délicat que les pilotes, même aguerries, vont devoir appréhender avec beaucoup de précaution. Une fois sorties de ce canyon, les Roses prendront de l’altitude pour atteindre réellement les hauts plateaux désertiques.

A partir de là, elles seront complétement coupées du monde. Leurs compagnons dans ces contrées ? Des lamas, des alpacas, des flamands ou des autruches… L’altimètre grimpe parfois jusqu’à 4000m et le décor devient incroyable : lagunes turquoises, salars (déserts de sel), champs de pierres volcaniques issus d’éruption entourés de champ de dunes. Certaines de ces montagnes de sable atteignent les 100m ! La difficulté résidera autant sur la gestion de l’altitude, du stress que dans la capacité des équipages à analyser le terrain pour gagner des kilomètres… et des places au classement. Les Roses récupéreront au bivouac situé en plein cœur du village d’Antofagasta à 3300m d’altitude. Perspective du froid oblige, le repas sera pris dans l’auberge municipale située à 100m du bivouac. Pour occuper les rêves des participantes, la fameuse étape marathon à venir…

 

  • Étape 4 – Briefing

Le petit déjeuner est un des rares moments d’échanges avec les membres de l’organisation.

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Au briefing du matin, l’organisation nous indique beaucoup de passage en zone protégée, dans lesquelles il est interdit de couper. Nous devons respecter les traces.

 

  • Étape 4 – Spéciale

Pour cette quatrième étape :

– Marie à la navigation

– Sophie à la conduite

La Spéciale commence par la traversée du Rio en eau. Notre 4×4 va franchir au moins 90 fois ce rio en eau dans un décor très particulier : rio encaissé entre deux montagnes au milieu de magnifiques herbes de la Pampa.

Nous attendions ce moment avec impatience, même si dans les étapes précédentes nous avions pu appréhender la conduite dans l’eau. Dans le volant, nous ressentons la résistance de l’eau. Nous devons faire attention avant d’aborder chaque traversée d’eau, car ne nous voyons pas le sol, qui peut nous cacher des gros cailloux, des trous….

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Nous savons que cette étape sera unique dans notre aventure et que nous attendions chacune ce moment avec impatience. Sophie à la conduite décide de laisser sa place à Marie le temps de quelques traversées afin que chacune puisse profiter au maximum de cette aventure.

Merci Sophie pour ce moment de partage !

Sophie reprend le volant. Au fur et à mesure des traversées de Rio, Sophie prend confiance et les aborde avec plus de splash ! Puis d’un coup, l’eau passe par dessus la portière et rentre dans l’habitacle. Et Splash Marie !!

Marie est trempée des pieds à la tête ! Elle a goûté l’eau du Rio !

Mais urgence, il faut sécher le road-book avant que les instructions ne soient plus lisibles.

 

Plus nous avançons, et plus nous montons sans même nous en rendre compte. Le paysage commence à changer et revêt un autre décor.

Une fois le rio traversé plus de 90 fois, nous continuons notre montée par un chemin très étroit, avec des virages dignes de la montagne.

La conductrice doit être concentrée !

Le décor change du tout au tout.

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Nous arrivons sur un plateau tout en haut. Un beau point de vue que nous n’avons pas le temps d’admirer.

Quelques centaines de mètres plus loin, nous sommes confrontées à une magnifique vue, mais qui nous laisse présager un passage difficile !!!

Sophie concentrée observe avec inquiétude ce passage difficile dans la boue.

D’autant plus qu’un équipage est coincé dans ce bourbier et obstrue une partie du passage. L’organisation nous fait signe d’avancer et de laisser l’équipage sur place !!

Une fois le bourbier traversé, c’est un tout autre terrain qui nous attend : des herbes bien vertes. A la lecture du road-book nous souhaitons faire des coupes. Marie, navigatrice sort du véhicule et monte sur une petite butte pour être en hauteur.  Aller tout droit au cap est très tentant. Mais Marie se baisse pour toucher ces belles herbes qui finalement se révèlent être très piquantes et rigides.

Certains équipages coupent au court en roulant sur ces herbes. Nous optons pour une solution plus sage afin de préserver notre monture ou plus exactement les pneus. En effet, nous n’avons qu’un pneu de secours et il nous reste 3 jours de courses dont l’étape Marathon en autonomie. Faire appel à l’assistance mécanique pour obtenir un pneu neuf nous coûterait en points de pénalités.

De nouveau le paysage nous surprend par la diversité des couleurs réunies ! Il nous laisse entrevoir notre prochain paysage. Cette montagne grise.

Très vite le paysage change !

Nous nous dirigeons tout droit vers cette montagne grise ! Et rentrons dans une zone protégée où un gardien nous attend et nous donne un ticket nous donnant accès au site.

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Après être aller droit au cap, nous arrivons en haut de cette montagne grise, où se trouve une balise !!!

Une fois le check point validé, nous faisons une pause à 4202m d’altitude et admirons le paysage.

Cette montagne surplombe un cratère magnifique. Un petit panorama s’impose !

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Un nouveau gardien nous attend !

Nous traversons ce cratère qui fait plus de 30 km de diamètre !

En sortie de ce cratère, le paysage change peu, mais le terrain devient très chaotique, puisque le road-book nous indique être dans une zone tôlée !

Nous descendons un peu vers un autre paysage plus orangé.

Cela mérite bien un petit 360° autour de la voiture…

Un peu plus loin, on arrive dans un décor étrange et inattendu !

10 minutes plus loin….

20 minutes plus loin….

un petit moment de partage

et ….

10 minutes plus loin…. C’est le moment de régler les couleurs de votre écran !!

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Une petite dédicace à Vincent de Flash – Sport.

Merci « Vince » !!

Un petit clin d’oeil pour notre partenaire Message : de quoi réaliser votre prochain logo

En direction d’un petit salar, sur lequel nous allons rouler !!

Quelle sensation étrange : rouler sur un salar donne l’impression d’une route toute lisse et donc certainement glissante.

On se rapproche de la civilisation …

A quelques kilomètres du bivouac, un équipage en difficulté : une crevaison à la tombée de la nuit. Nous retroussons nos manches et les aidons à changer le pneu. Un bon moment de partage.

Les médias sont passés à ce moment et ont réalisé un reportage sur la crevaison de cet équipage.

 

  • Étape 4 – Bivouac

Le bivouac se situe à 3340 m d’altitude, dans le village d’Antofagasta, chef lieu du département Antofagasta de la Sierra dans la province de Catamarca, au milieu de la Cordillères des Andes dans une région appelé la Puna.

 

Le moment du repas est l’occasion d’échanger avec d’autres roses sur la journée.

Au bivouac, nous plantons à nouveau notre tente. Nous faisons partie des rares équipages courageux à affronter le froid sous tente. La majorité a préféré louer des chambres chez l’habitant.

 

  • Étape 4 – Classement

    • Classement Étape : 34ème
    • Classement Général : 17ème

 

  • Étape 4 – Revue de presse

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JT des Roses :

Au briefing du matin et dans la traversée du rio

Retrouver le JT n°6 des Roses :

 

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