TRA – Etape 5 : Antofagasta – Salta (étape Marathon) – 19 et 20 avril 2015

Trophée Roses des Andes

Étape 5 – 19 et 20 avril 2015

Antofagasta – Salta – Étape MARATHON

  • Le mot de l’organisation

Le marathon, ultime étape de cette 2ème édition, a conduit les Roses à travers des paysages encore jamais vus jusqu’à présent. Un véritable « décor de film » disent-elles.
Chaque paysage croisé vous rappelle une région du monde différente. Dans les premiers temps on cherche des repères, on compare à ce que l’on connaît. Très vite, on se rend compte qu’il faut cesser de se référer à quelque chose d’existant et admettre que les paysages argentins sont uniques, que nous n’avons jamais rien vu de tel.

Au programme de cette étape de 422,3 kilomètres : Antofalla, le Salar Arizaro, Tolar Grande, El Diablo. Ces mots à eux-seuls invitent à l’évasion. Imaginez la sensation que cela produit d’y être ? Plus que des noms, pour les Roses il s’agit de moments de course, de rencontres, d’images inoubliables.

Les participantes ont pris le départ hier matin d’Antofagasta la compétition chevillée à l’esprit. Profiter des moments qui s’offrent à elles oui, des paysages oui, mais pas seulement. A l’issu de cette étape, la dernière, le classement général définitif. Pas question de se laisser à aller ! Qu’importe son classement jusqu’à présent, il faut tout donner.
Ainsi, les participantes n’ont pas attendu longtemps avant de s’arrêter et mettre en place leur stratégie. L’objectif n’est pas dissimulé : pour gagner, il faut couper. Dès les premiers kilomètres, on pouvait observer des voitures arrêtées et des Roses perchées en hauteur observant les pistes et déterminant les opportunités de coupe. Un champ d’épineux ? Mauvaise option, l’équipage mettra 2h à en sortir.
A la nuit tombée, les concurrentes ayant l’obligation de s’arrêter, ont établi leur bivouac. Chez l’habitant pour les unes, réunies autour d’un feu, tentes montées, pour d’autres,  ou encore seules, en tête à tête entre coéquipières pour faire le premier bilan de l’aventure. Et parce que rien n’arrête les Roses et parce que le moment le méritait largement, à plus de 3000 mètres d’altitude, le champagne a été sabré !
Aujourd’hui sur la ligne d’arrivée, l’émotion a submergé les équipages. Prises dans le rythme du rallye depuis 1 semaine, elles passent pour la dernière fois l’arche d’arrivée et réalisent ce qu’elles ont vécu.

 

  • Les infos à retenir

    • 586 km, dont 422 de spéciale
    • Temps estimé : entre 11h30 et 14 heures
    • Départ à partir de 9h30
    • Deux jours de marathon, avec nuit en autonomie. Le must de l’aventure.

 

  • Le profil

Ne pas trop en dire pour préserver la part de mystère de l’aventure… Mais cette ultime étape, la mythique étape marathon sera inoubliable. Encore une fois les sensations de course seront intimement liées à l’altitude et aux décors qui semblent venir d’une autre planète. Au programme, 430 km de piste qui seront notamment ponctués de deux cols à plus de 4300 m et un bivouac en autonomie à installer entre 3600 et 3900m. De quoi inspirer les conversations lors de cette ultime soirée au coin du feu.

 

  • Étape 5 – Briefing

L’équipe des média nous demande une interview juste avant le briefing. Sophie, navigatrice ce jour là, va y répondre en attendant le briefing du matin.

Pendant ce temps là, Marie, conductrice, change un pneu qui a un peu souffert la veille. Celui-ci possède une petite boursoufflure sur le flan externe. Nous préférons échanger avec la roue de secours et partir sur l’étape marathon en toute sécurité. Ce fut un changement de roue rapide et efficace avec l’aide de Mélanie, une rose d’un autre équipage. Heureusement, car être en retard sur la ligne du départ nous met hors classement pour l’étape.

Merci Mélanie !

Ce matin là, beaucoup de véhicules ont été entretenus avant le départ.

 

  • Étape 5 – 1ère journée – Spéciale

Pour cette cinquième étape, sur la 1ère journée :

– Sophie à la navigation

– Marie à la conduite

Nous voilà sur la ligne de départ pour la dernière étape. Nous sommes d’un coup envahit par un sentiment étrange, car nous savons que le rallye touche à sa fin.

A peine sortie du village, nous roulons de suite sur un terrain aride et caillouteux.

Bien que le terrain semble plat et facile, il n’est pas très roulant. C’est une sensation bizarre : le terrain semble dur au visuel mais, se révèle être relativement mou. On sent de la résistance dans le volant.

Sur cette grande portion, nous avons bien étudié le road-book et avons réalisé une magnifique coupe en allant droit au cap. En regardant dans le rétroviseur, nous pouvons voir notre tracé qui est magnifiquement droit. Notre expérience de gazelles nous a servi. Bien que nous étions dans les 1ères à passer, très peu d’équipages ont suivi notre stratégie, ne croyant certainement à notre coupe. Cela nous a permis de gagner des centaines de mètres et de regagner des places au classement.

Sur ce 1er tronçon, quelques arbustes épineux à éviter : les épines font environ 5 cm de long et sont très épaisses et résistantes. Rouler dessus, c’est la crevaison assurée.

Nous tentons une nouvelle coupe en hors piste. Mais cette fois-ci les arbustes à épines se font plus denses, laissant difficilement passé le véhicule. Nous avançons avec précaution, alors que nous voyons des véhicules avancer très vite… trop vite ! Nous les retrouvons quelques centaines de mètres plus loin avec un ou plusieurs pneus crevés. Il devient de plus en plus difficile de se frayer un chemin. Sophie, navigatrice sort de la voiture pour guider Marie au millimètre sous peine de crevaison immédiate. Nous sommes obligées d’effectuer plusieurs manœuvres pour réussir à passer et parfois dégager un peu le passage….

Nous regardons autour de nous et tous les équipages sont en train de changer une roue.

Cela fait maintenant 1 heure et demi que nous dirigeons notre véhicule au millimètre. D’un seul coup, un membre de l’organisation vient nous voir, et nous indique que le commissaire de course interdit désormais de continuer dans ce hors piste, car trop d’équipages ont crevé. Nous obéissons au commissaire de course et rejoignons la piste : tracé qui n’est malheureusement pas le plus court.

Nous sommes contentes de notre binôme qui, avec sans froid, patience, une bonne lecture de terrain, d’excellentes indications de la navigatrice et une bonne dextérité de véhicule de la part de la conductrice, à réussir à sortir indemne de ce hors-piste épineux. Nos pneus sont intactes !!! 

Beaucoup d’équipage ont fait appel à l’assistance mécanique pour avoir des pneus de rechange, leur pneu de secours ayant déjà été utilisé (sachant que certains équipages bénéficiaient de 2 pneus de secours, contrairement à nous qui n’en n’avions qu’un).

 

Les arbustes épineux laissent rapidement place aux herbes à LAMA ! Yeah !! Nous allons peut être en voir !!

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Nous montons de plus en plus.

Nous redescendons entre les montagnes sur un terrain caillouteux.

Nous arrivons à un superbe point de vue sur le salar ANTOFALLA.

Après toutes ces émotions et ces efforts, nous décidons de manger un peu à ce magnifique point de vue. A noter que c’est le seul et unique jour, depuis le début du rallye, où nous prenons 10 min pour manger. Mais sur l’étape Marathon, ça peut s’avérer essentiel. En effet, nous savons que ce soir nous allons dormir à des températures négatives en dehors d’un bivouac et sans repas chaud. Il est donc important de bien se nourrir durant cette journée.

Un équipage est là et nous demande de l’aide pour regonfler les pneus. Sophie explique l’utilisation du compresseur et fini par gonfler les pneus de l’équipage.

Nous repartons :

Au vu du tracé que nous apercevons, nous décidons de couper tout droit à travers ce terrain très caillouteux et pentu.

Nous prenons quelques coupes en mode Gazelles : tout droit au cap en hors piste quelque soit le terrain. Nous prenons du plaisir à diriger notre 4×4 sur ce terrain pentu et caillouteux. l’organisation nous demande ne plus en prendre pour deux raisons :

– éviter une crevaison dûe aux cailloux pointus,

– éviter de passer trop de temps en hors piste : en effet, prendre une coupe sur ce type de terrain prend énormément de temps car nous devons avancer avec précautions. Or la journée est déjà bien avancée et nous avons parcourus seulement 50 km ; le plus gros du parcours reste à venir.

Nous traversons le salar ANTOFALLA.

A la fin de ce salar, on découvre des vestiges d’une maison. Nous sommes peut être proche d’un village.

Une fois arrivée au village, nous nous apercevons d’un problème avec le road-book. Nous décidons de revenir sur nos pas jusqu’à un endroit où nous avions vu beaucoup de roses et quelques membres de l’organisation. Finalement on apprend que le road-book a changé à cause de travaux qui ont démarré après la reconnaissance du terrain par l’organisation. Malheureusement, lors de notre passage, tous les membres de l’organisation étaient pris par de l’assistance mécanique et ne nous ont pas vu passé. Nous n’avons donc pas été prévenus de ce changement. Le commissaire de course présent à ce passage a pris note de notre n° d’équipage et du kilométrage effectué en trop afin de nous le décompter et de réajuster notre classement. Ouf !!!

Une fois sur la bonne direction, nous continuons de monter en respectant les zones protégées.

Puis nous arrivons sur une piste très chaotique, qu’on appelle de la tole ondulée. Impossible de rouler vite et pas possible non plus de faire du hors piste.

Difficile également de faire une photo droite, bien cadrée et nette !!!

Après cette longue piste, nous roulons sur le Salar ARIZARO tant attendu puisque nous allons le parcourir sur environ 100 km. On peut admirer le magnifique Cône d’Anita.

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La tête de vache nous indique que nous parcourons les tout derniers kilomètres sur ce salar.

Nous avons le soleil dans le dos et il est très bas, proche de se coucher. L’ombre de notre voiture est  peu près 3 fois plus grande que la taille de notre voiture. Nous ne voyons absolument rien dans le rétroviseur.

Il ne faut pas trainer car sur l’étape Marathon, nous avons obligation de s’arrêter de rouler avant la nuit.

 

  • Étape 5 – 1ère journée – Bivouac

Nous arrivons à un porche de village qui nous laisse une drôle de sensation de village fantôme entre ces montagnes de chaque côté sans vie. Puis nous apercevons le village quelques centaines de mètres plus loin ; le village nommé OK CORAL est magnifique.

Nous rencontrons un membre de l’organisation qui nous arrête avant la tombée de la nuit dans ce village.

A savoir sur cette étape Marathon, nous pouvons bivouaquer dans une zone d’environ 30 km. En dehors de cette zone, nous sommes en zone protégée où il est interdit de poser sa tente. Malheureusement, nous n’arrivons pas à temps en zone de bivouac, tout comme la moitié des équipages. C’est pourquoi le membre de l’organisation nous a stoppé.

Nous avons deux options, soit dormir en chambre d’hôte chez l’habitant, soir dormir dans un gymnase. Nous décidons de dormir avec une grande partie des roses dans le gymnase.

Chaque équipage s’installe, pose la tente, et sort les provisions prévues pour le soir de l’étape Marathon. Un rassemblement naturel se fait pour partager un moment de convivialité. Tout le monde partage son repas.

Ce soir là, nous fêtons l’anniversaire de Natacha. N’ayant pas de cadeau, nous décidons de lui faire une chorégraphie surprise sur la musique Happy de Pharrel Williams !! Nous avons passé un bon moment ensemble.

 

  • Étape 5 – 1ère journée – Défi

Nos partenaires, familles et amis ont relevé avec brio le défi que nous leur avions lancé :

Réaliser le soir de notre étape Marathon une spécialité culinaire argentine : la Pizza Fugazzeta.

Nous leur avions offert la recette avant notre départ pour l’Argentine.

 

  • Étape 5 – 2ème journée –

Pour cette cinquième étape, sur la 2ème journée, nous inversons :

– Sophie à la navigation

– Marie à la conduite

En sortant du village, nous roulons avec le soleil en face. Étant donné que nous sommes très haut en altitude, le soleil est rasant, nous offrant de magnifiques couleurs orangées, mais nous aveuglant. Difficile de naviguer et de conduire dans ces conditions.

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Nous venons de traverser un décor de Far-Ouest nommé le Rio el Diablo.

Un nouveau point de vue sur l’horizon

On aperçoit en contre-bas, des locaux venus regarder la course et encourager les roses. Certainement des habitants du village où nous avons bivouaqué.

 

Puis nous traversons une nouvelle étendue complètement différente du paysage de Far-Ouest que nous venons de traverser.

Nous profitons d’un des derniers instants seules dans une si grande immensité.

Nous repartons car nous avons encore pas mal de route à faire.

Plus nous avançons, plus le décor de cette immensité se transforme. On dirait de la neige, ce qui ne serait pas étonnant à cette altitude et avec ce froid.

En fait, il s’agit d’un super salar bien blanc exploité car traversé par une ligne de chemin de fer, qui mène à un village.

On aperçoit à l’arrière du village, l’usine qui exploite le sel. Des panneaux solaires alimentent l’usine et/ou le village. C’est un contraste avec les habitations qui semblent manquer de confort et de modernisme.

En sortie de village nous nous dirigeons vers une montagne claire.

Nous arrivons vers un autre salar, le Salar de Pastos Grandes que nous longeons sur le côté.

 

 

  • Étape 5 – 2ème journée – Village de Violetta

Notre road-book nous amène à un village nommé Santa Rosa de los Pasto des Grandes.

Nous sommes accueillis par les enfants du village qui sont en récréation. Certainement une grande récréation pour cet événement exceptionnel qui traverse leur village : le Trophée Roses des Andes.

Nous avançons dans le village à la rencontre des habitants qui nous ont préparé un super accueil avec des mots spécialement pour les Roses, des cadeaux porte-bonheur fabriqués « maison » en laine de lamas. Un stand nous attend avec leurs produits confectionnés à la main : des chaussettes, des écharpes, des pulls en laine de lama….

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Nous avons rencontré Messi ! Si, si Messi !

Nous avons la chance de pouvoir visiter l’intérieur d’une maison, certainement une ancienne classe d’école, où nous attends du café bien chaud et du pain maison (cuit au feu de bois dans leur traditionnel four en terre).

Très touchées par cet accueil et ces échanges très chaleureux, nous retournons à la voiture pour chercher des objets à l’effigie de notre aventure. Nous offrons un cheich du Trophée Roses des Andes à une villageoise et un sac Cap Women – Trophée Roses des Andes à Violetta.

Violetta est une jeune femme de 27 ans, qui lorsqu’elle a appris que la 1ère édition du Trophée Roses des Andes allait passer le lendemain dans son village, a attendu l’organisation et leur a demandé de s’arrêter dans son village pour faire connaissance et échanger. Il lui tient à cœur de faire connaître son village et espère avoir des visites de touristes dans son village. C’est pourquoi le Trophée Roses des Andes a prévu un arrêt dans son village pour cet deuxième édition.

Pendant notre visite au village, les enfants avec qui nous avions discuté en arrivant, nous ont offert un ballon orange sur lequel ils ont écrit Trophée Roses des Andes et dessiné un visage qui sourit. Wouah !!

En repartant, nous rencontrons un papa et ses deux enfants. Nous décidons de nous arrêter et de faire monter le papa et ses enfants dans la voiture. Le papa très heureux, nous demande de le prendre en photo avec son téléphone.

Nous repartons, heureuses d’avoir côtoyer un peu les argentins et d’avoir échanger avec eux….

Nous abordons les derniers kilomètres de l’étape, et du rallye. Il faut profiter un maximum !!! La végétation de plus en plus dense, nous fait comprendre que nous redescendons et d’autres indices nous indiquent que nous retrouvons petit à petit la civilisation…. Çà sent sérieusement la fin….

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  • Étape 5 – 2ème journée – Fin de Spéciale

Nos derniers instants de rallye

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  • Étape 5 – 2ème journée – Arrivée officielle

Nous arrivons aux derniers mètres de course, au village d’arrivée.

Nous apercevons au loin le porche d’arrivée. Les derniers mètres sont importants. Ne pas se précipiter pour ne pas franchir le porche dans le mauvais sens sous peine de rajouter des kilomètres au compteur en devant le repasser dans l’autre sens. Nous vérifions notre road-book.

Nous franchissons le porche d’arrivée de la 2ème édition du Trophée Roses des Andes !!

Joie et Tristesse nous envahissent !!

Nous sommes ravies d’avoir vécu cette nouvelle aventure très enrichissante. Nous sommes soulagées d’avoir franchit le porche d’arrivée sans avoir abîmé le véhicule. Nous sommes tristes car c’est déjà fini.

Tout au long du rallye, nous avons pensé à toutes les personnes qui ont contribué de quelque manière que ce soit à notre aventure.

En franchissant le porche, vous étiez tous avec nous.

 

UN IMMENSE MERCI A TOUS

 

 

 

Spéciale dédicace à Vincent et Chatou de Flash-Sport, une équipe très sympathique.

 

 

  • Étape 5 – Classement

    • Classement Étape : 18ème
    • Classement Général : 15ème

 

  • Étape 5 – Revue de presse

 JT des Roses :

Retrouver le JT n° 7 des Roses :

 

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